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12 octobre 2008

GROSS PARIS

gross_paris.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

A peine arrivé à Paris, « mes » Genevois me manquent déjà. On essaie sournoisement de m’écraser sur chaque passage piéton, où je sers de cible vivante à une horde de scooters terroristes et de paranoïaques casqués. Les trottoirs sont envahis de crottes de chiens, dans un écoeurant camaïeu de teintes et de consistances soigneusement étalées. Les vendeuses dans les boutiques sont plus hautaines que des duchesses à panier sur les tabourets, quand la cour de Louis XIV posait à Versailles [relire Saint-Simon pour les précisions hiérarchiques]. Le plus infect des cafés en terrasse se négocie au prix du lingot d'or à Genève, tasse pas nette et gaz d’échappement en prime. Les autobus passent quand ils ont le temps et secouent impitoyablement leur chargement d’« usagers », sans ces moelleuses secousses qui font le charme des tramways griffés TPG.

Au fait, Paris, c’est nettement… plus grand que Genève ! Mais alors vraiment plus grand, immense, interminable en fait : c’est pour ça qu’on s’y perd et que les Parisiens n’y sont jamais pour personne [surtout pas pour un passant inconnu] et qu’ils font la tête en permanence. Et, je dois l’avouer, en attendant de les retrouver ce lundi…

…C’est pour ça que les Genevois sont formidables.