UA-68817146-1

26 février 2016

Nicolas Hayek était-il une canaille, un grand prédateur rusé ou un aventurier opportuniste ? Paix à sa mémoire, s'il vous plaît...

On peut se poser la question de l'opportunité de faire réapparaître des vieux dossiers horlogers avec le réveil d’une polémique qui remonte aux années 1980, quand Nicolas Hayek avait entrepris de sauver à la fois les marques horlogères, les ateliers industriels et les dettes des banques, en créant un conglomérat horloger (fusion de l’ASUAG et la SSIH) d’où allait naître le Swatch Group. Un ancien dirigeant de l’ASUAG (partie industrielle) révèle les dessous pas forcément très nets – mais forcément croustillants – des opérations de Nicolas Hayek à l’époque…

Peter Renggli, ASUAG, Swatch Group, Nicolas Hayek, horlogerie suisse

Lire la suite

06 décembre 2015

Les 10 stupidités sur les smartwatches qu’on espère bien ne plus jamais entendre en 2016

Ras-le-cadran de la désinformation sur les montres connectées ! Alors que personne n’y croyait, tout le monde devient fébrile à leur sujet – même le Swatch Group, qui fait toujours semblant d’imaginer qu’elles ne représentent aucun danger. Problème : ceux qui croient créer des contrefeux ne font qu’allumer les cierges votifs d’un improbable rituel d’exécration…

montre connectée, TAG Heuer, Swatch Group, smartwatch, Apple Watch

Lire la suite

29 mai 2013

SWATCH GROUP : Une bonne montre et un bon buffet font les bons actionnaires – ceux qui ne posent pas les bonnes questions...

Et pourtant, il y en aurait des questions à se poser sur le rapport d'activités 2012 du Swatch Group ! Contestataires de tous les pays, passez votre chemin !

Pour ceux qui n'y étaient pas, un compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire des actionnaires du Swatch Group, en se posant cette fois quelques vraies questions, notamment le fait que les stocks non vendus atteignent maintenant la valeur de la moitié du chiffre d'affaires annuel...

Swatch Group, Nick Hayek, Nayla Hayek, Schwyzerdütsch


Lire la suite

28 mai 2013

COMCO : Les carabiniers de la radio-télé suisse ont dix jours de retard sur « Business Montres »...

Merveilleux Suisses ! On les adore, mais ils ne sont vraiment pas pressés. « Dans son dernier rapport confidentiel que la RTS a pu se procurer », une révélation sur le projet d'accord amiable entre la Comco et le Swatch Group. Bravo, chers confrères, mais il suffisait de lire « Business Montres » il y a dix jours pour découvrir le même document...

Lire la suite

07 octobre 2011

Faut-il baisser son pantalon au point de gommer la croix suisse de nos montres ?

PETITS RENONCEMENTS ENTRE AMIS – ET GRANDES LÂCHETÉS ENTRE DHIMMIS

Drapeau suisse.jpgQuelques marques horlogères suisses ont commencé à retirer les croix suisses de leurs logos : il ne faudrait pas, craignent-elles, froisser la sensibilité des Musulmans dans les pays arabes. Une reculade éthiquement choquante. Et une démission identitaire stratégiquement aberrante...

Lire la suite

14 novembre 2008

ANTE TENEBRAS LUXE

cent_face_PT_cuir_PRbig.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand ils se montrent plus impavides que les Londoniens sous les bombes du blitzkrieg ! Qu’on se le dise : ici, on n’a peur de rien, et surtout pas des crises. Dehors, la tempête boursière ratiboise les économies des épargnants et pulvérise les fonds de pension qui garantissaient les retraites. Avant-hier, le Crédit suisse expliquait aux banquiers genevois que l’horlogerie allait « plonger » en 2009. Hier, lors d’un forum de la Fondation de la Haute Horlogerie, de nombreux experts confirmaient le diagnostic et se préoccupaient d’une « mutation » des industries du temps.
Le soir venu, les élites horlogères genevoises n’en ont pas moins vaillamment fait face à l’adversité...

Lire la suite

17 octobre 2008

LE CULTE DU CARGO

mar_ebel_07_0222_gb_02.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

N’allez surtout pas croire que j’ai une dent contre l’UBS, qui n’est pas ma banque et à laquelle je ne reproche rien. Je me contente de m’étonner de ce que je vois : avec l'UBS, on ne s'ennuie jamais. Il y a quelques jours [chronique Bulles privées du 14 octobre], c’était l’affaire du jet privé pour emmener une poignée de privilégiés déguster quelques magnums dans les caves champenoises, en France. Pourquoi pas, même si c’est un peu décalé en pleine débâcle boursière, surtout pour une banque qui vient d'extorquer 6 milliards de francs à l'Etat ? [Apparemment, cette fiesta au champagne ne choque personne d'autre que moi, petit Français expatrié. Pas un mot dans la presse : on ne plaisante pas avec ce genre de choses à Genève !]

Nouvel épisode flamboyant pour l'UBS. Hier soir, c’était une exposition de montres hyperprécieuses à l’espace UBS de la Corraterie. Banque + montre = l’équation genevoise parfaite pour réussir une soirée au pays du luxe. Et c’était réussi…

Des jolies femmes généreusement décolletées et soigneusement brushées malgré quelques gouttes de pluie [style Gisele Bündchen et son Ebel, ci-contre], des jeunes gens absolument propres sur eux dans leurs costumes italiens griffés [décidément, la cravate se perd sous la barre des 35 ans], des présidents de manufactures arc-boutés sur l'autoglorification de leur marque [donc d'eux-mêmes] et plusieurs dizaines de montres en vitrine, toutes plus lourdement facturées les unes que les autres, avec ce qu’il faut de flûtes de champagne [décidément, une manie de l’UBS] pour aérer la fête et ce qu'il faut de gorilles pour la sécuriser.

Toutes les grandes maisons étaient là. Sauf d’ailleurs les plus célèbres à Genève [Rolex et Patek Philippe], mais c’était probablement une simple distraction de leur part. Au bas mot, il y avait pour plusieurs dizaines de millions de francs suisses dans ces vitrines, qui dévoilaient des montres sélectionnées pour le futur Grand Prix d’Horlogerie de Genève, décerné en novembre. Quoique remontées, certaines montres étaient arrêtées : il paraît que c'est normal. D'autres étaient tellement compliquées à comprendre qu'on les prenait pour des oeuvres d'art conceptuel contemporain : c'est là qu'il faut faire semblant d'avoir tout saisi sans poser de questions...

Insolente santé que celle de l’horlogerie suisse en général, et des maisons genevoises en particulier ! Du moins en apparence, parce qu’on se demande qui va bien pouvoir acheter ces pièces exceptionnelles, maintenant que les traders ont rendu leur badge d’accès, que les hedge funders pointent au chômage et que tous les spéculateurs se voient privés de leurs primes de fin d’année. Ceux qui avaient investi en Bourse sur les valeurs horlogères (Swatch Group, Richemont) ont déjà perdu 50 % de leur fortune. Ceux qui faisaient toute confiance au Dow Jones ne sont plus que la moitié d’eux-mêmes.

Si j’en crois Le Quotidien du peuple (Beijing, 15 octobre), même les consommateurs chinois en ont ras-le-bol [de riz, bien sûr !] des produits de luxe occidentaux. Malaise identique chez les concessionnaires Rolls-Royce de Hong Kong. Place Vendôme, à Paris, on compte sur les doigs d’un main les clients qui osent pénétrer quotidiennement dans les boutiques de montres [témoignage personnel d’une habituée]. Même les pétro-milliardaires du Kazakhstan ne sont plus ce qu’ils étaient avec les brutales sorties de route des Bourses post-soviétiques, sans parler de l’effondrement des cours du brut. Les clients du luxe ont visiblement la tête ailleurs !

Hier soir, dans une des saintes chapelles bancaires les plus huppées de Genève, se célébrait pourtant une sorte de « culte du cargo » destiné à implorer les dieux du luxe de revenir à des dispositions plus favorables au négoce genevois. Boîtiers en platine, cadrans de nacre, diamants baguette et précieuses micro-mécaniques semblaient sacrifiés sous mille feux pour plaire à de frivoles et capricieuses divinités. Les conversations mondaines s'entremêlaient pour composer une sorte de cantique expiatoire, un peu comme le murmure d'un exorcisme collectif, disons un rite propitiatoire pour que la saison sèche qui s'annonce ne désertifie pas trop les gras pâturages d'hier. Dehors, insoucieux des affres de la secte horlogère, les passants zigzaguaient entre les tramways et les averses de la vraie vie…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.