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26 septembre 2008

Le sexe des têtes de gondole

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Pas un n’a été capable de m’expliquer pourquoi « la » Migros et pas « le » Migros, faute grossière que je pouvais commettre en débarquant ici, contaminé par « le » Monoprix, « le » Champion, « le » Super-U » ou « le » Carrefour. Les supermarchés ont-ils un sexe ? Grave débat, dont les profondeurs ne m’effleuraient pas auparavant. D’autant que ce sexe pourrait muter en passant la douane de Bardonnex. Féminiser une enseigne induit une forme de réassurance maternante, une régression vers la matrice originelle qui fournissait les fluides essentiels à la vie, une révolte larvée contre le quotidien paternaliste de la vie d’entreprise ou de la politique. Puisqu’il faut de toute façon passer à la caisse, autant le faire à « la » Migros : c’est moins râpeux et plus velouté, un peu comme la joue de Maman juste avant d’entrer à l’école.Une ultime douceur avant la nécessaire corvée...

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.