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23 septembre 2008

Le compte n’est pas bon

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

J’habite dans le quartier des Bastions et, chaque matin, en allant à mon bureau, au lieu de cheminer dans l’allée centrale de la promenade des Bastions, je fais le détour par le mur des Réformateurs. On fêtera bientôt le 100e anniversaire de ce monument, unique au monde. D’abord, on en prend plein la tête : « Post Tenebras Lux » ! Aux pieds de ces géants, ambiance de jugement dernier les soirs d’orage, quand le tonnerre fait trembler les fortifications.

Hier, j’ai compté : quatre géants (trois autour de Calvin) et six pionniers historiques de la Réforme en Europe. Il en manque au moins deux, et non des moindres, puisque je cherche en vain l’Allemand Martin Luther et le Suisse Ulrich Zwingli. A la place supposée de ce dernier, au-dessus d’une stèle vide, un saule pleureur. A la place de Luther, un bloc de pierre vide de toute statue et noyé dans les feuillages. Personne n'a pu m'expliquer cette absence criante des deux piliers de la Réforme.

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.


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