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02 novembre 2012

Foutez-moi donc toutes ces montres suisses à la poubelle !

Une campagne de publicité financée par les services touristiques de la Confédération recommande de balancer à la poubelle toutes les montres et toutes les horloges du pays.

Si c'est de l'humour suisse, de quel canton, qu'on rigole un peu ?

Les 40 000  employés de l'industrie horlogère vont trouver la blague un peu saumâtre...

horlogerie, poubelle, montres, coucou, Suisse, tourisme


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01 octobre 2008

DES MONTRES PAS MONTRÉES


horloge_orsay_spirit_of_paris.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

J’ai cherché en vain un musée d’horlogerie dans cette ville qui se présente comme la « capitale mondiale de la haute horlogerie ». J’ai bien trouvé quelques musées privés, créés par des marques genevoises (Patek Philippe, Piaget, Vacheron Constantin), ainsi qu'une vague promesse de visite pour « la collection privée de M. Wilsdorf » chez Rolex. Mais pas le moindre musée public pour exposer des montres.

Dans un vieux guide touristique, je trouve enfin mention d'un musée de l'Horlogerie, route de Malagnou. Un vrai désert. Je suis accueilli par une sorte de sculpture rouillée, dans laquelle je crois deviner une vague forme d’horloge à eau (pas sûr !). Les portes du musée genevois de l’Horlogerie et de l’Emaillerie sont malgré tout désespérément closes et les herbes folles poussent sur le perron. Bizarre, ces montres pas montrables…

A force d’explications [pas facile de trouver le bon interlocuteur dans un hôtel de ville qui semble avoir beaucoup d’autres dossiers urgents à régler], on m’explique que le musée en question est fermé depuis à peu près… cinq ans ! Deux cambriolages successifs auraient fait perdre au musée quelques pièces rares, mais on m’assure que plusieurs centaines de montres et d’horloges sont toujours bien rangées, quelque part dans les réserves, qui n’ont d’ailleurs pas cessé d’être enrichies de superbes pièces offertes par les marques genevoises d’horlogerie.

Excuse avancée par les services culturels concernés (ville et canton) : la future ouverture d’une future galerie d’horlogerie dans un futur Musée d’art et d’histoire. Quand ? Pas tout de suite, m’a-t-on fait comprendre. Qu'est-ce que cinq années de patience, quand on se réclame de cinq siècles de tradition horlogère ?

Là, je suis bluffé. Dans cette ville, je ne cesse pas de recevoir des cartons d’invitation pour des présentations de montres organisées dans des banques : l’autre jour, chez Pictet, aux Acacias ; la semaine prochaine à l’UBS Corraterie. On ne voit que des publicités pour les montres dans tous les couloirs de l'aéroport ou sur tous les toits qui entourent la rade. On trouve une boutique Swatch entre croissants et journaux à la gare Cornavin. La rue du Rhône semble tapissée de vitrines horlogères, qui nous poursuivent jusque dans les couloirs des hôtels. En novembre, entre deux opéras, le Grand Théâtre sera même mobilisé par le Grand Prix d'Horlogerie de Genève : ici, la montre infuse jusqu'à la culture lyrique ! 

Partout, des montres, sauf dans un quelconque musée ! Impossible de trouver la moindre exposition un tant soit peu pédagogique sur l’histoire ou le patrimoine de ce qui m’avait pourtant semblé être une des industries capitales de cette République de Genève.

Aimer autant les montres et les montrer si peu…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.