UA-68817146-1

31 octobre 2008

DUCK TOY

10141-mini-canard-sex-toy-sexe-toys.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Hier soir, aux Bastions, une fête avec la ration habituelle de jolies filles et de jeunes gens bien mis : la nouvelle génération horlogère s’est rassemblée autour du magazine de montres GMT – Great Magazine of Timepieces, un des leaders mondiaux de la spécialité et un titre qui se décline aujourd’hui dans une dizaine de pays [Bravo, les Suisses !].

La vraie surprise nous attend à la sortie. Dans le « cornet » proposé aux filles à la sortie du vestiaire, un joli petit écrin, griffé d’un grand D. Un parfum, un bijou, pas une montre tout de même ? Non, un Duck Toy. Le jeu de mots a déjà de quoi faire rosir les joues les plus pudiques. Le petit canard en plastique qui nous sourit dans la soie de l’écrin fait passer un petit frisson d’étonnement ! C’est d’ailleurs sa fonction première, puisqu’il provient d’une boutique genevoise spécialisée dans les plaisirs de la vie à deux.

La carte de visite jointe ne manque pas d’humour : elle nous promet que « GMT vous donne du plaisir toute l’année ». Avec ce qu'il faut de Veuve Clicquot pour faire pétiller les sens, c'est vraiment un vibrant hommage à la passion qui anime les horlogers !

A Paris, les grands couturiers ont créé plusieurs lignes de ces « jouets » pour grands adultes consentants, mais je ne crois pas qu’une marque de luxe en ait jamais offert une cargaison à ses invitées : bravo pour le décalage de ce « buzz » genevois plein d’esprit…

A Genève, à plus forte raison dans un milieu horloger généralement plus cravaté, c’est beaucoup plus étonnant, et d’autant plus inattendu que cette fête se passait au restaurant des Bastions, à quelques mètres du Mur des Réformateurs. J’imagine que le respectacle M. Calvin en aurait avalé sa barbe de fureur, lui qui avait tout simplement interdit le commerce des colifichets féminins et même des bijoux profanes. Sic transit gloria mundi

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

23 septembre 2008

Le compte n’est pas bon

.

Ces Genevois ne cessent de m’épater.

J’habite dans le quartier des Bastions et, chaque matin, en allant à mon bureau, au lieu de cheminer dans l’allée centrale de la promenade des Bastions, je fais le détour par le mur des Réformateurs. On fêtera bientôt le 100e anniversaire de ce monument, unique au monde. D’abord, on en prend plein la tête : « Post Tenebras Lux » ! Aux pieds de ces géants, ambiance de jugement dernier les soirs d’orage, quand le tonnerre fait trembler les fortifications.

Hier, j’ai compté : quatre géants (trois autour de Calvin) et six pionniers historiques de la Réforme en Europe. Il en manque au moins deux, et non des moindres, puisque je cherche en vain l’Allemand Martin Luther et le Suisse Ulrich Zwingli. A la place supposée de ce dernier, au-dessus d’une stèle vide, un saule pleureur. A la place de Luther, un bloc de pierre vide de toute statue et noyé dans les feuillages. Personne n'a pu m'expliquer cette absence criante des deux piliers de la Réforme.

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.


.