UA-68817146-1

09 juillet 2013

François Fillon poussé à la rébellion par une montre suisse

L'ex-Premier ministre français ne peut pas envoyer d'autre message de démarcation politique que le nom de sa montre suisse : il ne s'en prive pas...

François Fillon, UMP, montre suisse, Rebellion


Lire la suite

20 juin 2012

Genève compte une des boutiques les plus bizarres d'Europe

Les Genevois ont pour tradition d'affirmer qu'ils s'ennuient dans leur ville. On y trouve pourtant une des boutiques les plus décalées d'Europe, capables de vendre des montres comme on n'en voit jamais ailleurs, des casques de scaphandrier et des ampoules électriques. C'est la malle au trésor de Maximilian Büsser...

MAD-Gallery-4.jpg

Lire la suite

04 janvier 2010

La croix suisse dans le collimateur des méchants

 

drapeau-suisse.jpg

Des mésaventures – parfois violentes – qu’une plaque d’immatriculation suisse peut provoquer hors de Suisse...

Lire la suite

24 novembre 2008

AMENDES SALÉES

interdiction de stationner.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout par leur formalisme administratif. De retour à Genève après un voyage professionnel, une « prune » ! En argot parisien, une contravention ou, plus joli, une contredanse. C’est Ma première en ville, c’est assez trivial et, à vrai dire, dans ce cas précis, parfaitement justifié... je n’avais qu’à perdre mes réflexes parisiens, qui font qu’on a là-bas plus de chances qu'ici de passer entre les gouttes.

 

Lire la suite

01 novembre 2008

FRANCHE NEIGE

flocon_nb.gifCes Genevois ne cessent de m’épater.

La nuit a repoudré de blanc les lignes de crête qui entourent Genève. Cette année, la neige fait son apparition dès la fin octobre, mais on m’annonce que ce n’est pas si exceptionnel que je le croyais : parfait pour mon premier hiver genevois !

Le plus surprenant reste l’apparent niveau d’impréparation dans les transports publics. Renseignements pris à Cornavin, les chemins de fer suisses [en général d’une ponctualité exemplaire] m’ont semblé sérieusement perturbés dès qu’il s’agissait de quitter Genève pour les grandes villes alémaniques. Comme on m’avait sérieusement déconseillé de prendre la route de ces lointains cantons sans les « pneus d’hiver » de rigueur, comment faire ?

A propos de ces « pneus d’hiver » [encore une expérience initiatique pour un Parisien], impossible d’en faire poser  la moindre paire dans un garage genevois : la liste d’attente est déjà longue et impossible de caler un rendez-vous avant une à deux semaines. Comment faire ?

Je m’imaginais les Suisses lourdement outillés pour déblayer les routes, balayer les voies ferrées et parer aux dangers du pilotage hivernal. Je les découvre très… français dans une certaine imprévoyance et dans les réactions de leurs responsables : « Les branches des arbres sont trop mortes ; la neige est trop en avance ; les flocons sont trop lourds ; la nature est trop méchante ! »

Qu’il neige en Suisse, et si près de Genève qu’on m’annonce l’ouverture des premières pistes à luge au pied du Salève, n’est pas vraiment inattendu. Que tous les Genevois semblent s’être donné rendez-vous précisément cette semaine chez leurs marchands de pneus m’étonne davantage. Peut-être sentent-ils, comme certains animaux arctiques, que l’hiver s’annonce rude et qu’il est temps de se préparer matériellement à une longue hibernation…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

29 octobre 2008

RACINES EN PLAQUES

Region Centre.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Le débat sur les plaques d’immatriculation concerne désormais tous les Européens : faut-il conserver une indication d’origine géographique (locale) sur les nouvelles plaques automobiles ? En Suisse, où les plaques sont personnelles et non liées à l'automobile [en soi, une excellente idée pour limiter l’inflation des fichiers d’immatriculation], la discussion porte sur les chiffres et sur les écussons des cantons qui figurent sur ces plaques : chacun semble attaché à marquer une appartenance à un territoire donné. Pourquoi pas ?

L'administration française vient de choisir, avec son fantastique aplomb bureaucratique, un régime de… « liberté obligatoire ». Les plaques françaises porteront obligatoirement un « identifiant territorial », assorti du « logo de la région correspondante », mais le propriétaire du véhicule « pourra faire figurer l’indicatif du département avec lequel il ressent les attaches les plus fortes ». L’obligation optionnelle et la liberté sous contrainte : une vraie décision à la française !

Bon courage pour décoder les nouvelles plaques françaises : trois groupes de lettres (F pour le pays en plus des deux doubles lettres de la référence administrative), deux groupes de chiffres (la série administrative et le numéro du département) et un logo pour le moins difficile à déchiffrer (dessin et lettrage) !

Si on imagine bien les Bretons, les Alsaciens, les Antillais ou les Corses [encore que chacun de ces espaces ethno-culturels soit scindé en plusieurs départements] revendiquer une identité régionale assez clairement délimitée, on se perd en conjectures sur le département choisi par tous ceux qui n’ont que de vagues racines ici ou là. Je parle ici de tous les Français issus de multiples siècles d'immigration intérieure, européenne ou exotique, et ils sont les plus nombreux.

D’autant que les départements n’ont jamais réussi, en France, à dépasser le stade de la référence purement administrative, sans jamais incarner une vraie « patrie charnelle ». Les Bretons de Nantes auront du mal à se trouver définis par leur 44 (Loire-Atlantique, département qui relève de la région Pays de Loire) et les Gascons du Gers ne se reconnaîtront sans doute pas dans un 32 midi-pyrénéen qui les fait échapper à leur espace culturel aquitain. Un curieux réflexe départemental, alors que l'Etat songe par ailleurs à simplifier les échelons territoriaux d'une administration locale qui compte déjà sept niveaux...

Pire : les logos des régions en question sont généralement de vraies catastrophes esthétiques, dénuées de toute légitimité historique et de toute considération citoyenne. Non seulement ces logos ne signifient rien, mais ils sont en plus très mal connus du grand public !

« Parisien, tête de chien ! », criaient hier les enfants des campagnes aux immatriculés 75. Lesquels répondaient dans le même goût : « Provinciaux, têtes de veaux ! ». Que dira-ton demain à ceux qui auront choisi le 9-3 (Seine Saint-Denis, surtout pas « nonante-trois », personne ne comprendrait) ?

On ne peut que préférer à ces futures plaques françaises le système hélvétique des blasons cantonaux assortis du blason confédéral suisse : il n’y  a que 26 cantons à mémoriser [contre 98 départements + 22 régions en France]. Et ils « parlent » mieux à l’esprit que les graphismes abstraits et parfois absurdes choisis par les bureaucrates régionaux français [ci-dessus, le logo officiel de la région Centre : une des plus belles illustrations de ce degré zéro de la culture historico-technocratique française]. L’héraldique enracinée contre la logique administrée…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.