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06 février 2010

La paresseuse bobo parade de Jacques Dutronc à l’Arena

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Rythmes lourds pour le retour à Genève d’un Jacques Dutronc qui illustre à merveille les illusions, les vanités et les égoïsmes d’une génération de baby boomers toujours persuadée d’incarner la jeunesse du monde et son éternel printemps...

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14 janvier 2010

Simple question un peu naïve : A quand une solidarité du luxe horloger avec Haïti ?

 

 

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Alors que s’ouvre à Genève une série de salons horlogers dégoulinants de luxe, de diamants, détiquettes superlatives et de milliards insolents, ne serait-il pas normal qu’une profession aussi soucieuse de respectabilité fasse un geste (ou plusieurs) de compassion à l’égard des sinistrés caraïbes ?

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13 octobre 2009

UN VRAI TRIBUN POPULISTE PEUT-IL PORTER DES FAUSSES MONTRES ?

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Eric Stauffer, vainqueur (avec le MCG) des récentes élections genevoises, parade avec une fausse Panerai au poignet : peut-on affirmer qu'on défend les emplois suisses et se rendre complice des contrefacteurs qui détruisent des emplois dans l'industrie horlogère ? Ceci n'est pas une prise de position politique, mais une simple question de bon sens et de logique : comment dit-on "faux et usage de faux" à Genève ?

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09 mai 2009

BIAIS MARIN

 

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On se demande ce qui peut pousser les plus grands marins du monde à partir à l’abordage de la Nautique de Genève. Premiers assauts ce week-end avec le Grand Prix Corum : mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir tremper leur maillot dans le Léman ?

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02 mai 2009

APORCALYPSE

 

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Plus un masque anti-grippe porcine dans les pharmacies genevoises et déjà un marché noir de médicaments anti-virus : qu’en aurait pensé Calvin ?

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28 avril 2009

MISE EN (BELLE)GARDE

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L'ambiance des commissariats français – celle de la télé – n'a rien à voir avec celle des postes de police genevois...

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28 novembre 2008

BOUTE-EN-TRAIN

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand il leur arrive quelque chose d’inhabituel. Hier soir, accident sur une ligne des CFF, quelque part du côté d’Yverdon. Tout est bloqué à la hauteur de Neuchâtel et il faut passer par...

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26 novembre 2008

CHAUFFE, MARCEL !

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout par l’esprit tâtillon qu’ils peuvent mettre dans les choses les plus élémentaires. Dans n’importe quelle rue de Genève, la moindre gargote, fût-elle la plus infâme, peut proposer à ses clients, en terrasse, ces « champignons » chauffants qui rôtissent...

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25 novembre 2008

LADIES FIRST

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout les Genevoises, beaucoup plus coquines qu’on ne pourrait le penser en France. Parlons un peu de ces sex-toys dont les spécialistes genevois [si, si, c’est un métier à part entière !] nous affirment...

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24 novembre 2008

AMENDES SALÉES

interdiction de stationner.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout par leur formalisme administratif. De retour à Genève après un voyage professionnel, une « prune » ! En argot parisien, une contravention ou, plus joli, une contredanse. C’est Ma première en ville, c’est assez trivial et, à vrai dire, dans ce cas précis, parfaitement justifié... je n’avais qu’à perdre mes réflexes parisiens, qui font qu’on a là-bas plus de chances qu'ici de passer entre les gouttes.

 

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17 novembre 2008

SI J’AVAIS UN MARTEAU...

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand ils s’emballent, l’espace d’un week-end, pour des ventes aux enchères de bijoux, de vins, de meubles et de montres tous plus désirables les uns que les autres. Quelle avalanche de merveilles ces temps-ci pour les candidats à une adjudication ou même pour les simples curieux ! Il faudrait pouvoir passer ses jours et ses nuits dans les palaces des bords du lac pour admirer tous les lots en exposition et suivre tous les lots, par goût ou par simple curiosité…

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14 novembre 2008

ANTE TENEBRAS LUXE

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 Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand ils se montrent plus impavides que les Londoniens sous les bombes du blitzkrieg ! Qu’on se le dise : ici, on n’a peur de rien, et surtout pas des crises. Dehors, la tempête boursière ratiboise les économies des épargnants et pulvérise les fonds de pension qui garantissaient les retraites. Avant-hier, le Crédit suisse expliquait aux banquiers genevois que l’horlogerie allait « plonger » en 2009. Hier, lors d’un forum de la Fondation de la Haute Horlogerie, de nombreux experts confirmaient le diagnostic et se préoccupaient d’une « mutation » des industries du temps.
Le soir venu, les élites horlogères genevoises n’en ont pas moins vaillamment fait face à l’adversité...

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13 novembre 2008

DÉCOTE DU RHÔNE

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.
Surtout quand ils s’acharnent à gâcher les atouts naturels dont ils disposent ! Prenons le cas de la fameuse rue du Rhône, qui est une des premières concentrations mondiales de boutiques de luxe, une sorte de Ginza (Tokyo) à l’échelle européenne, une avenue Montaigne qui serait taillée comme une rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris), un via Montenapoleone (Milan) sans scooters pétaradants, une Madison Avenue (New York) sans les buildings, un Mall of Emirates (Dubai) à ciel ouvert…

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12 novembre 2008

COMMÉMORAS-LE-BOL

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Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Pour un Français, c’est étonnant de les voir travailler un 11 novembre, sacro-saint jour férié dans une République qui préfère allègrement sacrifier un lundi de Pentecôte plutôt que la commémoration « fériée » d’un armistice signé voici 90 ans [je n’écris pas nonante parce que cela ne m’est pas encore naturel].

Le contraste était frappant, hier, entre...

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11 novembre 2008

COTTAGE CAFÉ

theiere arare.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Chez eux, la bonne surprise est toujours au coin de la rue. De retour à Genève après une courte absence, je sors d’un rendez-vous du côté de l’hôtel Richemont quand je découvre, à la faveur de l’automne qui dénude les arbres, un chalet campagnard qui m’avait totalement échappé dans ce square des Alpes qui abrite le mausolée du duc de Brunswick.

En soi, ce monument est déjà un… monument de l'insolite urbain...

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05 novembre 2008

MACRO-ONDES

2771923676_fafb625872_o.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand ils se mobilisent. On voit tout à coup circuler une énergie collective assez étonnante et on sent battre le cœur d’une très ancienne culture d’indépendance et de liberté d’expression. Ce sont peut-être des grands mots, mais – pour un œil extérieur – c’est assez remarquable dans l’affaire de la concession refusée à la radio genevoise One FM.

Je précise que je ne suis pas (encore) auditeur de cette radio privée, ayant beaucoup de mal à ne plus écouter les radios françaises, tant sur les ondes que par Internet. Je ne pensais d’ailleurs pas qu’il était aussi difficile de changer d’habitudes radiophoniques : on se fait plus au changement de presse quotidienne qu’à celui de la presse audiovisuelle. Donc, je n’ai pas le moindre parti-pris en faveur ou en défaveur de One FM.

Ce qui me frappe, c’est la flambée de solidarité autour de cette station, dont on m’assure qu’elle est, avec ses 100 000 auditeurs quotidiens, la première à Genève. Pourquoi pas ? Et je vois le président du Conseil d’Etat genevois, et le procureur général, et les mouvements politiques de tout bord [ou presque : apparemment, la gauche n’est pas au rendez-vous], et même les responsables des transports publics genevois se mobiliser pour clamer leur attachement à One FM.

C’est d’autant plus étonnant que la décision que le refus d’accorder une nouvelle concession à One FM émane d'un Office fédéral de la communication, dont l’autorité me semblait a priori supérieure à celle des décideurs genevois.

Les attendus politico-administratifs de cette décision m’ont paru assez burlesques, une porte-parole de l’Office en question expliquant en substance qu’un bon dossier administratif présenté par une radio sans audience valait largement un moins bon dossier proposé par une station leader régional : là, j’avoue, c’est très fort ! Berne attribue donc les fréquences sans tenir compte du taux d’écoute [gage objectif de pertinence socio-économique], mais sur la base d’obscurs critères bureaucratiques : un magnifique exemple de respect des « usagers »…

Je n’imagine pas, en France, un exécutif régional prendre fait et cause contre une décision de l’administration parisienne et partir en campagne, tous étendards déployés, contre l’exécutif central. Eh bien, en Suisse, ça se fait. Et, à Genève, ça passionne les élites au nom de principes démocratiques qui dépassent infiniment les seuls intérêts d’une station de radio, aussi écoutée soit-elle. Peut-être aussi au nom d'une exception culturelle genevoise et d'une autonomie dont on ressent la sourde revendication dans la plupart des domaines…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

04 novembre 2008

FAUSSE COLOGNOTE

ObelisqueAdor.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

En particulier pour leur aptitude à régler les situations conflictuelles. Pour un Français de France, les subtilités de l’histoire genevoise sont parfois obscures. En promenade sur les bords du lac, du côté de Port-Noir, je m’arrête un instant devant l’obélisque qui marque le « débarquement des Suisses sur cette rive » en 1814 [ci-dessus].

Ah bon, mais n’était-ce pas la Suisse auparavant ? Oui et non, m’affirme-t-on : c’était encore un peu la France, et même le défunt mais pas regretté « département du Léman », Genève n’étant plus alors qu’une commune française comme les autres. Cette annexion a pris fin avec l’entrée des troupes autrichiennes – les voleurs de canons ! – en 1813 et avec le fameux débarquement des Confédérés de Soleure et de Fribourg l’année suivante. Il s'agissait d'ancrer la République de Genève à la Confédération. D’où, sans doute, les... ancres de marine qui couronnent l'obélisque, monument à vrai dire assez discret pour un événement aussi marquant pour les patriotes suisses : n’est-ce pas une forme de modestie discriminatoire de la part de ces Genevois en quête d'une intemporelle singularité culturelle ?

Parfait, mais je découvre que cette opération Overlord à la sauce genevoise n’a pas eu lieu à l’emplacement de l’obélisque, mais à quelques centaines de mètres de là, plus au nord, du côté de la Nautique. Un peu comme si on avait, toutes proportions gardées, déplacé les plages du D-Day en Normandie vers les falaises du pays de Caux. D’autant que la Nautique n’est pas en territoire genevois, mais à Cologny. Ainsi donc, les farouches patriotes helvétiques n’auraient pas libéré en priorité Genève, mais Cologny [pas d'humour déplacé : Cologny n'était pas alors le bantoustan pour milliardaires que la commune est aujourd'hui !]

Nous avons ainsi une vérité historique [Cologny, et non Genève] qui ne se traduirait pas par une vérité topographique, ni même par un témoignage patriotico-tumulaire probant [Genève, et non Cologny]. Un intéressant décalage spatio-temporel ! Sauf que les Genevois et les Colognotes sont des petits malins : pour que l’obélisque reste définitivement en terre colognote [on ne révise pas l’histoire], même après la construction du port de la Nautique et le déplacement du monument, la ville de Genève a cédé à la ville de Cologny la poignée de mètres carrés où l’obélisque est à présent érigée. On se demande tout de même pourquoi la stèle commémorative de débarquement n'est pas restée à la Nautique...

Cette enclave extra-territoriale prouve en tout cas que les talents de négociateurs des Suisses ne sont pas usurpés. On comprend mieux qu’ils aient été les acteurs des grandes organisations internationales d’après la Première Guerre mondiale. C’est à l’hôtel des Bergues de Genève, en 1921, que s’est tenu le premier dîner de gala au cours duquel des Français, des Anglais et des Allemands ont officiellement accepté de partager le même repas, qui était présidé par Gustave Ador. Celui-là même qui a donné son nom au quai sur lequel se dresse l’obélisque du débarquement. Dans cette ville, tout se tient de génération en génération…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

03 novembre 2008

IN CALVINO VERITAS

CALVINMASQUE.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Leur instinct marchand finit toujours par prendre le dessus, tant chez mon concierge qui tire profit du moindre espace de services à occuper que chez ceux qui préparent le cinq-centième anniversaire de Jean Calvin [année Calvin09 : www.calvin09.org].

Pour réformer les papilles, nous aurons donc un chocolat Calvin09 (grand cru sauvage de Bolivie et cocktail d’épices) et la tasse Calvin09 en faïence. Sans oublier le riesling de Franconie sympathiquement baptisé In Calvino Veritas, avec un flacon à  pour la touche rétro : ivresses mystiques garanties à partir de 25 euros [le site nous assure que Calvin aimait les bons vins]. Nous devrions même avoir, ce printemps, des cuvées spéciales de vins genevois à la mémoire du Réformateur.

Pour amuser les enfants, il y aura même un masque en carton Jean Calvin [ci-dessus : heureusement qu’Halloween est derrière nous !] : un peu étrange pour servir la mémoire de quelqu’un qui a toujours combattu le culte des images et des reliques…

Les organisateurs de Calvin09 clament haut et fort leur volonté de donner une autre image du « Réformateur mal-aimé ». Je cite : « Rarement un homme fut aussi caricaturé, voire calomnié que Calvin ». Genève combat donc la « rigueur excessive » et « l’intolérance en contradiction avec le message évangélique » par le merchandising : intéressant…

Calvin, le « pape de Genève », avait souhaité qu’on ne puisse même pas identifier sa tombe : une promenade au cimetière de Plainpalais [Genevois rien venir du 09 octobre dernier] suffit pour comprendre que ses dernières volontés sont restées lettre morte. Il est vrai qu’il n’était pas natif de Genève, mais de Noyon, en Picardie (France). Ce n’était tout de même pas à un immigré de dicter sa loi aux autorités de la ville !

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

01 novembre 2008

FRANCHE NEIGE

flocon_nb.gifCes Genevois ne cessent de m’épater.

La nuit a repoudré de blanc les lignes de crête qui entourent Genève. Cette année, la neige fait son apparition dès la fin octobre, mais on m’annonce que ce n’est pas si exceptionnel que je le croyais : parfait pour mon premier hiver genevois !

Le plus surprenant reste l’apparent niveau d’impréparation dans les transports publics. Renseignements pris à Cornavin, les chemins de fer suisses [en général d’une ponctualité exemplaire] m’ont semblé sérieusement perturbés dès qu’il s’agissait de quitter Genève pour les grandes villes alémaniques. Comme on m’avait sérieusement déconseillé de prendre la route de ces lointains cantons sans les « pneus d’hiver » de rigueur, comment faire ?

A propos de ces « pneus d’hiver » [encore une expérience initiatique pour un Parisien], impossible d’en faire poser  la moindre paire dans un garage genevois : la liste d’attente est déjà longue et impossible de caler un rendez-vous avant une à deux semaines. Comment faire ?

Je m’imaginais les Suisses lourdement outillés pour déblayer les routes, balayer les voies ferrées et parer aux dangers du pilotage hivernal. Je les découvre très… français dans une certaine imprévoyance et dans les réactions de leurs responsables : « Les branches des arbres sont trop mortes ; la neige est trop en avance ; les flocons sont trop lourds ; la nature est trop méchante ! »

Qu’il neige en Suisse, et si près de Genève qu’on m’annonce l’ouverture des premières pistes à luge au pied du Salève, n’est pas vraiment inattendu. Que tous les Genevois semblent s’être donné rendez-vous précisément cette semaine chez leurs marchands de pneus m’étonne davantage. Peut-être sentent-ils, comme certains animaux arctiques, que l’hiver s’annonce rude et qu’il est temps de se préparer matériellement à une longue hibernation…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

31 octobre 2008

DUCK TOY

10141-mini-canard-sex-toy-sexe-toys.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Hier soir, aux Bastions, une fête avec la ration habituelle de jolies filles et de jeunes gens bien mis : la nouvelle génération horlogère s’est rassemblée autour du magazine de montres GMT – Great Magazine of Timepieces, un des leaders mondiaux de la spécialité et un titre qui se décline aujourd’hui dans une dizaine de pays [Bravo, les Suisses !].

La vraie surprise nous attend à la sortie. Dans le « cornet » proposé aux filles à la sortie du vestiaire, un joli petit écrin, griffé d’un grand D. Un parfum, un bijou, pas une montre tout de même ? Non, un Duck Toy. Le jeu de mots a déjà de quoi faire rosir les joues les plus pudiques. Le petit canard en plastique qui nous sourit dans la soie de l’écrin fait passer un petit frisson d’étonnement ! C’est d’ailleurs sa fonction première, puisqu’il provient d’une boutique genevoise spécialisée dans les plaisirs de la vie à deux.

La carte de visite jointe ne manque pas d’humour : elle nous promet que « GMT vous donne du plaisir toute l’année ». Avec ce qu'il faut de Veuve Clicquot pour faire pétiller les sens, c'est vraiment un vibrant hommage à la passion qui anime les horlogers !

A Paris, les grands couturiers ont créé plusieurs lignes de ces « jouets » pour grands adultes consentants, mais je ne crois pas qu’une marque de luxe en ait jamais offert une cargaison à ses invitées : bravo pour le décalage de ce « buzz » genevois plein d’esprit…

A Genève, à plus forte raison dans un milieu horloger généralement plus cravaté, c’est beaucoup plus étonnant, et d’autant plus inattendu que cette fête se passait au restaurant des Bastions, à quelques mètres du Mur des Réformateurs. J’imagine que le respectacle M. Calvin en aurait avalé sa barbe de fureur, lui qui avait tout simplement interdit le commerce des colifichets féminins et même des bijoux profanes. Sic transit gloria mundi

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.