UA-68817146-1

22 février 2013

Où les socialistes genevois ont-ils la tête ?

Il n'y avait sans doute pas le feu au lac pour le socialiste genevois Charles Beer, président du Conseil d'Etat de Genève. Il vient de réagir à la fermeture du bureau genevois du COSC, transféré à Saint-Imier. Il était temps !

salons horlogers, Genève, BFM, SIHH, horlogerie genevoise, salon GTE, montres, horlogerie

Lire la suite

21 février 2013

Le procès dont la presse suisse ne parle pas...

Est-ce par une pudeur maladive qu'on épargne aux lecteurs cette affaire qui ne sent pas bon du tout ? Est-ce par prudence déontologique ? Est-ce parce que le Swatch Group est le principal annonceur de la presse écrite suisse, en particulier des magazines horlogers ?

Swatch Group, horlogerie, montre suisse, CWG scam, corruption, Inde


Lire la suite

11 février 2013

Le Swiss Made et la fraude chevaline

La France, pays de gastronomie, s'émeut plus de l'affaire des viandes de cheval que l'Angleterre. La Suisse, pays d'horlogerie, devrait se méfier des retours de bâton sur les fraudes dans la recette de ses montres...

Suisse, Swiss Made, horlogerie, montre suisse

Lire la suite

04 novembre 2012

Les montres suisses à la poubelle ne choquent personne...

C'est beau, c'est grand, c'est généreux, la Suisse.

Je suis quand même épaté qu'une campagne de publicité suisse, financée par des fonds publics suisses, organise l'abandon dans une benne à ordures des montres, des horloges et des coucous suisses sans que personne ne proteste...

montre, tourisme suisse, CFF, Suisse Tourisme, vidéo

Lire la suite

02 novembre 2012

Foutez-moi donc toutes ces montres suisses à la poubelle !

Une campagne de publicité financée par les services touristiques de la Confédération recommande de balancer à la poubelle toutes les montres et toutes les horloges du pays.

Si c'est de l'humour suisse, de quel canton, qu'on rigole un peu ?

Les 40 000  employés de l'industrie horlogère vont trouver la blague un peu saumâtre...

horlogerie, poubelle, montres, coucou, Suisse, tourisme


Lire la suite

30 août 2012

POURQUOI UN TEL MÉPRIS DE GENÈVE POUR SES HORLOGERS ?

Réflexions intempestives en traversant le nouveau pont Hans-Wilsdorf : pourquoi Genève est-elle un tel désert pour évoquer les horlogers dont elle semble si fière dans ses discours officiels ? Je t'aime, moi non plus...

Rolex, pont Hans-Wilsdorf, Grand Prix d'Horlogerie de Genève, Observatoire de Genève, Poinçon de Genève, Merck Serono, Vacheron Constantin, Patek Philippe,



Lire la suite

12 octobre 2011

Non merci, gardez la monnaie !

Gare de Lyon, pas d'euros en poche, vite, un guichet de change pour pouvoir payer le taxi...

10euro-faute2.jpeg

Lire la suite

07 octobre 2011

Faut-il baisser son pantalon au point de gommer la croix suisse de nos montres ?

PETITS RENONCEMENTS ENTRE AMIS – ET GRANDES LÂCHETÉS ENTRE DHIMMIS

Drapeau suisse.jpgQuelques marques horlogères suisses ont commencé à retirer les croix suisses de leurs logos : il ne faudrait pas, craignent-elles, froisser la sensibilité des Musulmans dans les pays arabes. Une reculade éthiquement choquante. Et une démission identitaire stratégiquement aberrante...

Lire la suite

25 novembre 2010

De plus en plus fou : même L'Aiguille d'Or du Grand Prix d'Horlogerie de Genève est « Made in China » !

Révélé recemment, le gag de la "montre chinoise" (très bas de gamme) offerte aux jurés du Grand Prix d'Horlogerie de Genève serait bénin, si les responsables de ce Grand Prix n'aggravaient maintenant leur cas : même l'Aiguille d'Or, le trophée qui se veut réservé au meilleur des meilleurs horlogers du monde, est "Made in China". Là, c'est la mascarade et on se paie vraiment notre tête... Au secours !

 

GPHGfinal.jpg
Avec les paillettes et les girls emplumées du final (on parle des danseuses), l'industrie chinoise
s'invite parmi les membres du jury à travers le trophée Made in China (au centre, sur son podium).
Les Chinois n'auraient pas rêvé mieux. Le Grand Prix l'a fait...

Lire la suite

22 novembre 2010

L'horlogerie suisse offre des montres Made in China aux jurés du Grand Prix de Genève

Défense de rire : pour le Grand Prix d'Horlogerie de Genève, on a offert aux membres du jury international une montre érotique Made in China ! Qui se moque de qui dans cette affaire ? Et qui cautionne ce genre de pitreries ?

 

GPHGmontre érotique.jpg

Lire la suite

04 juin 2010

TGV Genève-Paris : il nous faut des prises électriques !

 

 

 

TGV.jpg

RAPIDE, CHER ET À SEC DE BATTERIE ? Trois heures pour un Genève-Paris : on gagne 25 minutes. C'est formidable et ça concurrence directement l'avion en temps de transport porte à porte tout compris. Seul problème : la vétusté des voitures TGV ancien modèle, dénuées de prises électriques en première comme en seconde. Un peu d'électricité pendant trois heures : est-ce vraiment un luxe à l'âge des objets nomades et de la connexion permanente ?

Lire la suite

27 février 2010

Son cerveau dissociant main droite et poignet gauche, Mouammar Kadhafi est-il dyslexique ?

arton59.jpg

La question est posée après sa fatwa anti-suisse : il y a quelques mois, il commandait un plein chargement de montres suisses pour fêter ses quarante ans de pouvoir. Business Montres s’interroge sur ce trouble cognitif évident...

Lire la suite

22 février 2010

La nouvelle montre suisse de Nicolas Sarkozy

SARKOZYcd25d57.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy commence à se monter une belle collection de montres suisses : il a débuté par Breitling, avant de continuer par Rolex, Patek Philippe et, récemment, Girard-Perregaux, grâce à une 1966 Calendrier annuel Equation du temps reçue pour son cinquante-cinquième anniversaire, le 28 janvier dernier.

Lire la suite

14 janvier 2010

Simple question un peu naïve : A quand une solidarité du luxe horloger avec Haïti ?

 

 

Haiti2.jpg

Alors que s’ouvre à Genève une série de salons horlogers dégoulinants de luxe, de diamants, détiquettes superlatives et de milliards insolents, ne serait-il pas normal qu’une profession aussi soucieuse de respectabilité fasse un geste (ou plusieurs) de compassion à l’égard des sinistrés caraïbes ?

Lire la suite

13 octobre 2009

UN VRAI TRIBUN POPULISTE PEUT-IL PORTER DES FAUSSES MONTRES ?

StaufferMatin.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eric Stauffer, vainqueur (avec le MCG) des récentes élections genevoises, parade avec une fausse Panerai au poignet : peut-on affirmer qu'on défend les emplois suisses et se rendre complice des contrefacteurs qui détruisent des emplois dans l'industrie horlogère ? Ceci n'est pas une prise de position politique, mais une simple question de bon sens et de logique : comment dit-on "faux et usage de faux" à Genève ?

Lire la suite

14 novembre 2008

ANTE TENEBRAS LUXE

cent_face_PT_cuir_PRbig.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand ils se montrent plus impavides que les Londoniens sous les bombes du blitzkrieg ! Qu’on se le dise : ici, on n’a peur de rien, et surtout pas des crises. Dehors, la tempête boursière ratiboise les économies des épargnants et pulvérise les fonds de pension qui garantissaient les retraites. Avant-hier, le Crédit suisse expliquait aux banquiers genevois que l’horlogerie allait « plonger » en 2009. Hier, lors d’un forum de la Fondation de la Haute Horlogerie, de nombreux experts confirmaient le diagnostic et se préoccupaient d’une « mutation » des industries du temps.
Le soir venu, les élites horlogères genevoises n’en ont pas moins vaillamment fait face à l’adversité...

Lire la suite

13 novembre 2008

DÉCOTE DU RHÔNE

 geneve__zoom.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces Genevois ne cessent de m’épater.
Surtout quand ils s’acharnent à gâcher les atouts naturels dont ils disposent ! Prenons le cas de la fameuse rue du Rhône, qui est une des premières concentrations mondiales de boutiques de luxe, une sorte de Ginza (Tokyo) à l’échelle européenne, une avenue Montaigne qui serait taillée comme une rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris), un via Montenapoleone (Milan) sans scooters pétaradants, une Madison Avenue (New York) sans les buildings, un Mall of Emirates (Dubai) à ciel ouvert…

Lire la suite

23 octobre 2008

LAW PROFILE

300px-John_Law.jpgHommage non admiratif au plus fabuleux arnaqueur financier de son temps.

Un peu en marge de ma chronique genevoise, une parenthèse pas éloignée que ça de l’actualité. De passage à Venise, je n’ai pas manqué de faire une petite méditation sur un grand oublié des récentes tempêtes financières.

Dans le quartier San Marco, entre palaces et boutiques de luxe, l’église San Moisé propose son ébouriffante façade baroque et s’offre le luxe d’« inventer » un saint – le bon vieux Moïse de l’Ancien Testament – qui n’avait pas besoin de cette canonisation, puisqu’il est déjà reconnu comme un des Pères fondateurs de la religion juive, de l’Islam et de la foi chrétienne. Un faux saint alors que l’Eglise en oublie tant, c’est déjà très moderne et follement médiatique.

Une fois poussée la porte de cette vraie église [ce qui n’est pas évident, à Venise, tant les monuments religieux sont détournés en musées ou en salles de concert], une surprise : non loin de l’entrée, un losange de pierre claire dans le damier qui pave le sol de l’église. Quelques inscriptions effacées, mais on lit clairement le nom : « Alexander Law Lauriston ». C’est bien lui : nous sommes sur la pierre tombale (30 cm x 30 cm) du fameux John Law de Lauriston (Edimbourg, 1671-Venise, 1729 : ci-contre), l’homme qui a été considéré comme responsable du plus grand krach financier de l’Ancien régime. Curieux temps où les banqueroutiers étaient inhumés dans les églises...

Pour ceux qui auraient oublié, John Law (devenu Alexander à San Moisé) a été le plus célèbre aventurier économique de son temps et le plus inventif des banquiers. Il a même été ministre des Finances d'un royaume de France en état virtuel de faillite à la mort du roi Louis XIV (1715). Law invente alors le billet de banque et parvient à convaincre les élites de toute l’Europe que l’argent n’est qu’un moyen d’échange et qu’il doit circuler pour créer des richesses. Du papier contre l'or : il fallait oser ! Law est donc le fondateur de l’ingéniérie financière et il entreprend de remplacer, dans les échanges économiques, le métal précieux par du papier-monnaie. La prospérité est instantanée et des fortunes s'édifient en quelques mois sans réelle contrepartie en productivité. Les empires coloniaux sont alors ce que les marchés émergents seraient aujourd'hui : des relais de croissance...

On voit tout de suite se dessiner le parallèle avec la récente situation des marchés internationaux : une richesse virtuelle née d’échanges incontrôlés de « monnaie non-métallique » et une spéculation effrénée, attisée par la cupidité des grands de ce monde. Jérôme Kerviel, le bricoleur aux sept milliards d'euros, n'est qu'un gamin maladroit : si un génie du calibre de Law avait connu l’informatique, il aurait mis le feu à la planète !

On trouve, dans l’histoire du « système de Law » [que les Français appellent curieusement Lass, peut-être pour Law’s], les mêmes ingrédients qu’au XVIIIe siècle : des « gourous » auto-proclamés qui appâtent les nigauds, des spéculateurs qui emballent la machine à profits [multiplication par 40 du cours des actions], quelques Cassandre qui crient au loup mais que personne ne veut entendre, un reflux brutal qui prend les naïfs au piège et une fabuleuse banqueroute qui ruine les actionnaires, détruit la confiance générale dans le système et plombe durablement l’économie du royaume, qui mettra près de quinze à s’en remettre.

Les émeutes sont telles [une vingtaine de morts à la porte des établissements qui garantissaient la convertibilité entre or et monnaie-papier] que Law doit s’enfuir à Venise en 1720. Il y mourra, dénué de tout et surtout d'amis, un peu moins de dix ans plus tard.

C’est le Venises de Paul Morand qui m’a mis sur la piste de Law à San Moisé. L'ex-M. de Lauriston avait contracté une pneumonie mortelle, un soir de froidure, en traversant le Rialto. Aujourd'hui, après une arnaque aussi monumentale que la sienne [toutes proportions gardées], c'est l'économie mondiale qui a la fièvre. 

Le bedeau de San Moisé doit être habitué. Il m’a désigné la pierre tombale sans hésiter et, pour que je puisse mieux lire l’inscription, il a posé deux lumignons votifs autour, à même le carrelage de marbre. Les bigotes qui les avaient allumé en invoquant saint Antoine de Padoue n'en sauront rien. Light show très terre-à-terre à trois siècles de distance : deux flammes vacillantes dans la pénombre du choeur. Alors que les bourses valsent et que les hedge funds rockent n' rollent dans toutes les capitales, c’est pour John Law, qui fut un des plus puissants financiers du monde, le dernier tango à Venise. 

Hit the road, John, et ne reviens plus jamais, jamais, jamais !

C’est pour ça que l’histoire est formidable, mais comprenons-nous ses leçons ?

21 octobre 2008

EUROCCASION MANQUÉE

108euro.jpgCes Genevois ne cessent de m’épater.

Il suffit de voir comment ils ont adopté l’euro pour s’en convaincre. En France et dans la plupart des pays de la « zone euro », la décision de passer à l’euro a été prise de façon autoritaire et imposée à des peuples pas vraiment consultés auparavant. D’où bon nombre de réticences, de malentendus et de ressentiments autour de cet euro, d’autant que les commerçants ont profité de l’occasion et de la confusion collective dans la perception des prix pour gonfler de façon assez dramatique leurs tickets de caisse.

Les Suisses, qui ont conservé leur légendaire franc suisse, ont été beaucoup plus malins. Ils sont passés à l’euro sans le dire, ni à leurs gouvernants, ni à leurs voisins. Et même sans se l’avouer à eux-mêmes. Là où ils auraient résisté à une décision fédérale entachée d’arbitraire [j'ai remarqué que les débats politiques étaient assez vifs sur les rives du lac], Les citoyens hévétiques ont librement opté pour un subtil bi-monétarisme.

Partout dans Genève, et pratiquement dans toute la Suisse romande, il m’arrive de payer en euros, uniquement en billets, et on me rend la monnaie en francs suisses. Le taux de change est parfois défavorable, mais il est la plupart du temps plus qu’honnête, par exemple à la Migros. Les deux monnaies coexistent ainsi sans problème et la plupart des détaillants ont une double comptabilité, de même que tous les frontaliers ont une poche pour leur monnaie suisse et une pour leur monnaie française. L’euro s’est librement imposé comme une seconde devise, sans que les autorités s’en mêlent, en particulier dans les relations économiques : toute entreprise suisse commerçant un tant soit peu avec un pays limitrophe de la zone euro a son compte en euros. Le passage a l'euro a été naturel.

Voilà un bel exemple de cette subsidiarité dont je notais récemment qu’elle imprégnait le pragmatisme auto-responsabilisant des Genevois [blog GRV « Libération anticipée » du 20 octobre].

Imaginons que le gouvernement français ait décidé, en 2002, de créer un euro optionnel, chacun ayant le choix de continuer ses paiements en francs ou en euros. Au lieu de nous rançonner en faisant valser les étiquettes, les commerçants et les entreprises auraient mis en place une double caisse et la meilleure des deux devises l’aurait emporté. On peut rester sûr que l’euro aurait eu toutes les chances de triompher du franc français, mais la transition se serait opérée en douceur, naturellement, par le libre consentement des citoyens

On ne peut plus aujourd'hui gouverner par le « fait du prince », comme on le pense encore trop souvent dans les vieux Etats-nations de notre continent. Plus l’autorité se raidit, plus les citoyens prennent de la distance pour entrer en dissidence. Plus les interventions bureaucratiques prolifèrent, plus les effets pervers se multiplient. Plus on décide à la place d’un peuple, plus ce peuple s’empresse de disqualifier ces décideurs. C’est à Genève qu’ont été posés un certain nombre des principes qui garantissent la liberté de penser et de se gouverner. Au quotidien, qu’il s’agisse d’euro ou de tabac, on peut vérifier que ces réflexes ont résisté à cinq siècles de normalisation. Les espaces à décoloniser des tyrannies contemporaines restent cependant démesurés…

C’est pour ça que les Genevois sont formidables !

20 octobre 2008

LIBÉRATION ANTICIPÉE

bureaucratie.jpg[Ceci n'est pas un commentaire de la votation du week-end. Quoique, à bien y réfléchir...]

Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Sans le vouloir, ils ont inventé un style d’auto-gouvernance citoyenne, dont le dossier de l’interdiction de fumer dans les lieux publics est un bon exemple.

Modèle classique de l’autoritarisme bureaucratique : élaboration d’un projet de loi au nom de l’« intérêt général », faible concertation avec les parties intéressées, édiction et application unilatérale d’un nouveau règlement, gestion hasardeuse des remous dans l’opinion publique, répression des contrevenants et répliques immédiate de la société civile (terrasses chauffées, clubs privés, etc.). Bref, un cran de plus dans l’hypersurveillance sécuritaire d’une société de plus en plus normée et enrégimentée au nom de considérations hygiénistes (tabac, alcool, obésité, sexualité, vitesse, etc.).

Malheureusement pour les petits seigneurs des bureaucraties occidentales, nous vivons dans un Etat de droit et toute loi hâtivement bricolée se heurte au juridisme implacable des textes fondamentaux. L’interdiction de fumer se voit désormais frappée d’illégalité, et donc interdite. Retour à la case départ pour les stratèges de l’autoritarisme étatique, qui s’empressent de rebricoler à la hâte un nouveau texte.

Pendant ce temps, la société civile s’organise. Dans les bistrots, la liberté reste la règle : ici, on fume ; là, on préfère s’abstenir. Décision du patron et des clients, et d'eux seuls. Certains changent de comptoir et arbitrent souverainement entre tel et tel établissement. Les citoyens ont le choix et décident eux-mêmes – apparemment sans émeutes, ni « troubles à l’ordre public » – de l’oxygénation ou de l'empoisonnement de leur sang.

Conscients des dangers du tabac [ne pas confondre information et répression], les citoyens sont assez adultes pour décider un jour d’être en compartiment fumeurs, et un autre jour en salle non-fumeurs. Chacun accepte la norme spontanément établie au sein de chaque établissement, sans rigidités administratives. C’est un problème personnel, pas celui des technocrates de la santé et des dictateurs du bien-être à tout prix.

Et tout a l’air de bien se passer : l’atmosphère est devenue beaucoup plus respirable dans les bars et les restaurants. Comme rien n’est plus vraiment interdit, mais que tout n’est pas non plus permis, les tenanciers en profitent pour améliorer l’aspiration et rendre leur établissement plus supportables pour les non-fumeurs. On se reprend à apprécier l’arôme délicat d’un cigare là où on devait subir l’écoeurante tabagie des « clopes » ou, récemment encore la puanteur des transpirations dans les boîtes de nuit sans fumée…

Pour ce qui est de fumer devant sa tasse de café, pourquoi ne pas en rester à cette absence salutaire de contrainte législative ? Moins de réglementation abusive, plus d’efficacité, sans les classiques effets pervers de toute tentative administrée d’organiser par la contrainte le chaos social : on fume beaucoup moins et les citoyens autogèrent leur ventilation pulmonaire dans une brillante démonstration de subsidiarité.

C’est pour ça que les Genevois sont formidables !

 

On pourrait trouver d’autres exemples de auto-gouvernance pragmatique et de subsidiarité dans la façon dont les Suisses – qui n’y étaient pas du tout obligés – ont mieux résolu que les Français la question du passage à l’euro. Nous y reviendrons.