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07 janvier 2019

GRAND DÉBAT : Les Français de Suisse n’ont pas droit au « Grand débat national »

C’est bizarre : on n’a pas encore entendu le si bavard député Son-Forget sur cette confiscation de la parole qui punit les Français établis en Suisse…

GRAND DÉBAT PUBLIC, CNDP, Son-Forget


Alors que les Français s’apprêtent à vivre un « grand débat » organisé de façon très officielle et très formelle par la CNDP (Commission nationale du débat public), les « Français de l’étranger » sont privés de tout moyen d’expression dans cette consultation citoyenne, alors que la CNDP a pour vocation de « donner la parole aux Français et de la faire entendre ». En Suisse, rien n’est organisé, ni à l’ambassade, ni dans les consulats : ce sont donc plus de 180 000 citoyens qui sont condamnés au silence – rappelons que la sixième circonscription (celle des Français établis en Suisse ou au Lichtenstein) représente 10 % des Français établis à l’étranger, la Suisse accueillant la plus grande communauté française inscrite sur les registres consulaires à l’étranger.

À l’ambassade et au consulat, on promet vaguement de « faire quelque chose » dans les semaines qui viennent. Le minimum aurait été de s’en préoccuper avant et d’ouvrir un « cahier de doléances » pour les citoyens ! En revanche, on attend avec impatience l’indignation du député Joachim Son-Forget, habituellement plus prompt à dégainer sur les réseaux sociaux où il se met en scène avec une étrange complaisance : pas un mot sur cette confiscation de parole, ni cette privation du droit d’expression des Français de Suisse…

GRAND DÉBAT PUBLIC, CNDP, Son-Forget

Commentaires

Pour ma part je refuse ma double nationalité (suisse/française) quand on habite un pays on est de ce pays! Autrement on va dans l'autre pays et on prend part aux débats et aux actions politiques, on ne fait pas la "révolution" par procuration!

Écrit par : Dominique Degoumois | 07 janvier 2019

il est normal et légitime que les double nationaux - y compris ceux qui vivent en Suisse - participent au grand débat, ne serait-ce que pour partager et promouvoir des solutions qui paraissent les mieux adaptées à la situation du pays, compte tenu de leur connaissances des deux cultures et de leur expérience légitime sur certains sujets.
Les sociétés qui n'apprennent pas des autres et qui s'enferment dans leurs certitudes sont vouées à l'effondrement (cf. Jared Diamond)

Écrit par : A Briens | 13 janvier 2019

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