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04 juin 2010

TGV Genève-Paris : il nous faut des prises électriques !

 

 

 

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RAPIDE, CHER ET À SEC DE BATTERIE ? Trois heures pour un Genève-Paris : on gagne 25 minutes. C'est formidable et ça concurrence directement l'avion en temps de transport porte à porte tout compris. Seul problème : la vétusté des voitures TGV ancien modèle, dénuées de prises électriques en première comme en seconde. Un peu d'électricité pendant trois heures : est-ce vraiment un luxe à l'âge des objets nomades et de la connexion permanente ?



Tribune de Genève nous donne une bonne nouvelle : "Genève se rapproche encore de Paris". On gagnerait ainsi 25 minutes, avec un trajet en trois heures montre en main. Excellente nouvelle : jusqu"ici, et après des expériences aussi fréquentes que répétées à toute heure du jour (sinon de la nuit), le différentiel en temps entre l'avion et le train n'était guère que d'une grosse vingtaine de minutes, en prenant en compte un trajet moyen porte à porte et centre ville à centre ville. Qu'on prenne l'avion à Orly ou – pire ! – à Roissy, le temps de trajet, le temps d'attente, le temps d'embarquement et le temps de débarquement font perdre tout avantage au train. Ceci sans décompter les retards, très fréquents pour l'avion, et les "ruptures de charge" qui empêchent tout travail ou tout repos, alors qu'on est libre de ses trois et quelques heures de voyage dès qu'on est assis dans son fauteuil de TGV...

 

Parfait, sauf que les TGV Genève-Paris sont (sauf exception) formés de voitures archaïques, ancienne génération et dénuées de prises d'électricité où brancher son ordinateur, son iPhone ou son iPad. C'est encore plus scandaleux en première classe, où une majorité de voyageurs sont en déplacement professionnel, mais c'est un exigence désormais élémentaire en seconde classe. Les voyageurs de première classe n'ont le plaisir d'avoir des prises électriques que pendant les grèves ou les perturbations de trafic, qui obligent la SNCF à nous faire voyager dans des voitures à deux étages ou dans des voitures de nouvelle génération (comme celles qui équipent la ligne Lausanne-Paris ou Berne-Paris)...

 

A 350 francs suisses l'aller-retour (250 euros), la prise électrique serait de rigueur. Ceci pour ne rien dire d'une exigence qui sera bientôt tout aussi élémentaire : un réseau wi-fi embarqué pour rester connecté à Internet tout au long du voyage (ststème qui existe déjà en Suisse) ! Et, sans vouloir chercher à la SNCF une querelle qui ne la regarde pas directement (encore qu'on pourrait prévoir des relais embarqués), il n'est pas normal que, sur un Genève-Paris, on compte en moyenne une dizaine de coupures du réseau de téléphonie mobile...

 

Messieurs les hauts fonctionnaires de l'Etat français, de l'administration française des Transports et la SNCF, merci de faire un effort pour nous maintenir connectés et "énergisés" pendant trois heures : est-ce trop demander ?

 

Faudra-t-il faire une pétition entre businessmen du matin et du soir pour faire craquer la SNCF ? Si on y ajoute tous les amateurs de vidéo mobile de la nouvelle génération et tous ceux qui ont une batterie à recharger avant ou après une journée de travail, ça va faire du monde...

 

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Commentaires

Et si quand vous partez en pique-nique, vous avez oublié la cornichons, la moutarde etc... vous allez demander au communes de mettre à votre disposition des kiosques sur votre passage. Bientôt sous les sièges de train, d'avion ou autres il faudra des toilettes chimiques pour n'avoir pas besoin de se déplacer au W.C. Si on est aussi dépendant de ces moyens modernes, la recharge des batteries de ces engins est primordiale, a chacun de prendre ses précautions. Les boîtes vocales des téléphones portables sont aussi là pour pallier au ruptures de réseaux. En plus être placé à côté de ces obsédés de technologies modernes souvent inutiles dans un train ou ailleurs est une pollution dont on se passe aisement. 3 heures, vous vous rendez compte, c'est l'horreur absolue...

Écrit par : graindesel | 04 juin 2010

Perso, je plussoie.

Il ne m'est arrivé qu'une seule fois de prendre le TGV pour aller à Lutece. Et il est clair que c'est fabuleux de ne mettre que 3h pour s'y rendre. Mais les accus sont ce qu'ils sont. Et quand c'est marqué 3h dans les specs, on peut être content si ça en tient une. Et puis bon, un peu de jus, un tout petit peu, c'est pas ce qui manque à bord d'un TGV...

Écrit par : Fufus | 04 juin 2010

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