UA-68817146-1

28 avril 2009

MISE EN (BELLE)GARDE

ameriq3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ambiance des commissariats français – celle de la télé – n'a rien à voir avec celle des postes de police genevois...


Ces Genevois ne cessent de m’épater.

Surtout quand on les compare aux Français. De retour en ligne après quelques mois d’absence, j’ai gardé un souvenir d’autant plus vif de cet éloignement que je me suis assez piteusement fait voler mon ordinateur portable dans le TGV Paris-Genève, quelque part entre avant Bellegarde et après Bellegarde.

Avant Bellegarde, ayant fini un travail sur cet ordinateur, je le referme et je le range dans mon sac de voyage pour aller boire un café à la voiture-bar voisine. A l’entrée de cette voiture, je rencontre un ami et nous commençons à bavarder. Arrive l’arrêt de Bellegarde. Comme tous les fumeurs, il descend sur le quai le temps d’en « griller » une et nous continuons à parler. Je vois descendre de ma voiture deux personnes qui étaient dans mon wagon et dont j’avais noté l’allure à tel ou tel détail – vieille habitude professionnelle. Ils passent devant moi, à un ou deux mètres de distance.

Le train se remet en route pour Genève et je reviens à la place, pour trouver mon sac de voyage sur mon siège, alors que je l’avais laissé sous par terre. Inquiet, je vérifie son contenu : plus d’ordinateur. Envolé le Mac, avec tous les fichiers de travail de la semaine, plus quelques autres – la dernière sauvegarde remontait à une douzaine de jours ! C’est forcément un de mes compagnons de voyage qui a fait le coup : ou bien un de ceux qui sont restés dans le wagon [ils ne sont guère plus de quatre, et je ne parviens à en soupçonner aucun, avec leurs allures de cadres fatigués], ou bien un de ceux qui ont quitté le wagon [j’ai bien une idée, mais comment prouver quoi que ce soit alors que nous roulons vers Genève]

Le contrôleur français lève les yeux au ciel, s’emporte contre les voleurs qui sévissent « même en première », déclare, comme je m’y attendais, qu’il ne peut à peu près rien faire pour moi sinon prendre note de ce qui s’est passé. Côté français, avant de passer la frontière à Genève, difficile de trouver un fonctionnaire en état de me répondre : ce n’est pas un problème qui concerne les douaniers !

Un peu plus tard, coup de téléphone à Bellegarde, mais c’est pour découvrir qu’il faudrait que je revienne en France faire une déposition à la gendarmerie, sans que cela serve vraiment à quelque chose puisque la déclaration de vol doit être faire au domicile de la victime : le fait que je puisse décrire assez précisément les deux personnes de mon wagon descendues à Bellegarde – les seules pistes dont je dispose – ne semble absolument pas les intéresser. Fin de la requête côté français…

Changement d’ambiance à Genève, où je vais faire une déclaration de vol au poste de police le plus proche. C’est mon premier passage dans ce qui serait en France un « commissariat » et le décor est pour le moins surprenant. Vieilles pierres tout ce qu’il y a de plus authentique, espace ouvert et atmosphère plutôt « bon enfant » : on est loin des stéréotypes pour westerns télévisés entre keufs et racailles.

Je ne comprends rien aux grades, ni au statut des personnes qui m’accueillent, dont certains sont en civil et d’autres en uniforme. Peu importe, puisque, en moins de quinze minutes, j’ai pu déclarer le vol et savoir exactement ce que je devais faire auprès de mon assureur et quels documents lui fournir. Un formulaire simple, un langage normal pour déclarer l’incident sans le dramatiser, des questions intelligentes, des conseils précis, un acte administratif ordinaire [encore que pas si fréquent] à ceci près que le fait qu’il se soit produit en France déclenche un très léger sourire ironique…

Souvenir douloureux, en revanche, des déclarations de vol précédentes dans les commissariats français [on sait le cambriolage est un sport national dans les grandes villes] : face à des agents goguenards ou indifférents, on s’y découvre autant coupable [de quoi, peu importe !] que victime, et insidieusement soupçonné soit de déranger le repos du fonctionnaire de police, soit de lui créer des complications supplémentaires. On signe des quantités étonnantes de paperasses, dont le policier lui-même vous affirme qu’elles ne servent à rien, tout en soutenant un dialogue para-surréaliste avec lui quand il s’agit de déclarer les faits, avec un vocabulaire qui fleure encore le rond-de-cuir courtelinesque. Le traitement de texte informatique a sans doute accéléré la frappe – et, surtout, les corrections – sans pour autant améliorer le jargon juridico-bureaucratique. Bouquet final : l’annonce de la transmission au procureur de la République, en précisant que « ce genre d’affaires est généralement classé sans suite »…

Moralité 1 : attention à vos bagages dans le TGV, même dans une voiture de première aux heures des voyages d’affaires – les modernes marlous des sleepings ont aujourd’hui la main leste !

Moralité 2 : on sort d’un poste de police genevois plutôt rassurés sur le respect des lois dans la cité et sur la confiance qu’on peut faire aux gardiens de cette loi. On quitte avec soulagement un commissariat de police français, heureux d'en sortir et bien décidé à ne pas y revenir de sitôt, mais inquiet de l’efficacité nonchalante et de la fiabilité citoyenne de ces fonctionnaires en uniforme.

C’est pour ça que les Genevois sont formidables.

Commentaires

quel chauvinisme...et après on ose dire que les français sont chauvins...ne vas pas en France si tu les méprises tant !! on ne t'as pas suplié pour que tu y viennes...
c'est déplorable ces petite "gue-guerres" entre France et Suisse...

Écrit par : unknown | 29 avril 2009

ooo, pour répondre pareillement, Monsieur Unknown n'a jamais du sortir de son petit cercle.....sinon, il saurait que ce n'est pas du chauvinisme, mais la réalité....
Aucune guéguerre entre France et Suisse....:=))

Mais c'est vrai que même en première classe, en France ou en Suisse, je n'aurai pas laissé mon ordi en quittant le compartiment....surtout si j'avais des données importantes dedans!

M'enfin, on peut pas tout prévoir....

Bonne journée!

Ark

Aller, bonne journée

Écrit par : arkencielle | 29 avril 2009

Franchement cet "article" est l'archétype du manque de connaissances, du manque de culture et du chauvinisme (pour ne pas dire plus).

Typiquement le genre de comparaison ridicules basé sur une seule expérience !

Je pourrais raconter le contraire, les heures passées dans un poste de police à Genève avec un policier incapable de taper au clavier contre des gendarmes hyper-efficaces qui ont retrouvé le coupable tout de suite en France ! (Deux expériences que j'ai vécues et je pourrais citer les exemples)...

Franchement pourquoi même vous fatiguer à écrire sur des expériences ponctuelles et des cas particuliers pour en tirer des généralités qui n'ont donc par définition aucune valeur ?

Sans vouloir vous vexer mais parfois il faut être sincère aussi ;-)

Écrit par : db | 29 avril 2009

Franchement cet "article" est l'archétype du manque de connaissances, du manque de culture et du chauvinisme (pour ne pas dire plus).

Typiquement le genre de comparaison ridicules basé sur une seule expérience !

Je pourrais raconter le contraire, les heures passées dans un poste de police à Genève avec un policier incapable de taper au clavier contre des gendarmes hyper-efficaces qui ont retrouvé le coupable tout de suite en France ! (Deux expériences que j'ai vécues et je pourrais citer les exemples)...

Franchement pourquoi même vous fatiguer à écrire sur des expériences ponctuelles et des cas particuliers pour en tirer des généralités qui n'ont donc par définition aucune valeur ?

Sans vouloir vous vexer mais parfois il faut être sincère aussi ;-)

Écrit par : db | 29 avril 2009

Les commentaires sont fermés.